Pour mieux comprendre ce phénomène, il est primordial de comprendre ses origines ainsi que son histoire. Celle-ci comme toute autre histoire sera longue et complexe, mais n’ayez crainte, je ferai de mon mieux pour vous la simplifier. Laissez-moi vous guider à travers ce passé qui nous a forgé le dessin animé japonais moderne.

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Source Image/ Kiki la Petite Sorcière

 

 

L’anime Boom

De nouvelles séries et de nouveaux genres font leur apparence sur le marché. Notamment, le genre « Mecha » (bataille entre robots) qui deviendra extrêmement populaire autant au Japon qu’en Amérique. Mazinger Z (1972-1974) et Mobile Suit Gundam (1979-1980) sont deux séries ultras symboliques du genre. La série Gundam a d’ailleurs été réalisée en Amérique un an après sa sortie au Japon. Les animes durant cette période sont de moins en moins dualistes et de plus en plus complexes (scénarios). Vers la fin des années 1970, on entre dans la phase appelée « L’anime Boom » (ou « L’âge d’Or des Animes »). Pendant cette période, la production d’animes a énormément augmenté dû au fait qu’un nouveau public s’est créé. En effet, l’animation qui était considérée comme un genre réservé aux enfants, a su captiver l’attention des jeunes adultes et des adolescents. Des séries telles que Space Battleship Yamato (1974), Galaxy Express 999 (1978) et Mobile Suit Gundam (1979) ont grandement contribué à faire avancer ce mouvement.

Mobile Suit Gundam: Gundam Barbatos VS Graze

via Youtube/ Shirke

 

L’âge d’Or

La popularité grandissante des animes continue sur sa lancée. Il y a une véritable explosion de nouveaux genres et d’animes. Le VHS ainsi que d’autres systèmes de divertissement maison font leur apparition sur le marché au début des années 1980. Le genre « sport » s’est taillé une place parmi les plus populaires en 1983 grâce à Captain Tsubasa. C’est l’histoire d’un garçon qui est un joueur de soccer et qui rêve d’un jour gagner la FIFA World Cup pour le Japon. Cette série produite par Tsuchida Production, est sans contredit une des séries « sports » les plus populaires.

En 1984, Nausicaä of the Valley of the Wind fut le premier film non officiel du prestigieux Studio Ghibli. Ce studio d’animation aujourd’hui très populaire a surtout marqué l’industrie dans les années qui suivirent. Fondé en 1985, le premier vrai film du studio fut le château dans le ciel (1986). En fin d’année de 1984, le studio Gainax fût fondé sous le nom de Daicon.

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Source Image/ Studio Ghibli

En 1986, Toei Animation fît une adaptation télévisée du très populaire manga Dragon Ball. La réponse du public fut excellente, ceci mena la série à avoir plusieurs franchises. S’il y a bien une série Shonen que vous devez écouter, c’est celle-ci.

Les sources d’animes tels que les mangas et les romans continuèrent à être ultra populaire, mais les jeux vidéos et les lights novels prouvèrent qu’ils étaient de taille à faire concurrence à ces derniers.

Grâce à l’argent obtenu par les VHS et les licences étrangères, les budgets consacrés à l’animation augmentèrent. Akira est un film sortit en 1988, il est la preuve vivante d’un anime fait avec beaucoup d’argent. L’animation était fluide dû au 24 cases projetées par seconde. Généralement, les animateurs devaient se contenter d’environ 8 cases par seconde. Le dialogue était pré-enregistré, donc il fallait dessiner les mouvements de bouche des personnages par après. Cette technique coûteuse fût utilisée pour la première fois sur cette animation.

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Source Image/ AKIRA

Les nouveaux films deviennent de plus en plus ambitieux, tous essayent d’être plus impressionnant et coûteux que le précédent. Le problème est que plusieurs des studios ne peuvent rembourser les coûts de production. Aucunes sorties n’eurent de succès au Japon, pas même Akira. De nombreux studio d’animation durent fermer leur porte.

Le seul studio qui réussit encore à faire des animations ambitieuses fût le Studio Ghibli. En 1989, il mit à l’affiche le film Kiki la petite sorcièrequi rapidement atteint le sommet du box-office japonais pour l’année. Ce film produit avec un budget de 5.6 milliions d’euros rapporta plus de 31 millions d’euros de profit au studio.

Même si le film Akira eut une mauvaise réponse au Japon, il en reçu une complètement différente à travers le monde. Cet anime devint un symbole culte en Occident, il créa une énorme base de fan d’anime internationaux. Le décès du « père des animes » Osamu Tezuka (1989), mit fin à cette période de prospérité.

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Source Image/ Osamu Tezuka
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Une réflexion sur “Histoire de l’Anime 1970-1990

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