Pour mieux comprendre ce phénomène, il est primordial de comprendre ses origines ainsi que son histoire. Celle-ci comme toute autre histoire sera longue et complexe, mais n’ayez crainte, je ferai de mon mieux pour vous la simplifier. Laissez-moi vous guider à travers ce passé qui nous a forgé le dessin animé japonais moderne.

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Source Image/ Manga Calendar

 

 

Toei Animation

En 1948, un studio nommé « Japanese Animation Studio » vit le jour, celui-ci ne créa pas beaucoup de contenu sous ce nom. Par contre, en 1956, le studio fut acheté par « Toei » et renommé Toei Animation, un studio qui existe toujours aujourd’hui. La véritable révolution arriva en 1958, lorsque le premier long métrage coloré (78 minutes) fit son apparition sur le marché. Grandement inspiré du style de Disney, « Le Serpent Blanc » fut diffusé aux États-Unis trois ans après sa création sous le nom de « Panda and the magic serpent ».

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Source Image/ Logo Toei Animation

 

Première Série Télévisée

En 1961, la première série télévisée au Japon « Manga Calendar » fut diffusée par Toei Animation. La série documentait beaucoup d’événements et d’histoires incluant l’utilisation de l’animation. Durant cette même année, un homme très important dans l’évolution de l’anime/manga quitta Toei Animation. Osamu Tezuka fonda alors son propre studio nommé Mushi Production pour faire concurrence à Toei. Son studio créa plusieurs séries qui influencèrent le cours de l’histoire pour l’animation. Son premier succès fut « Astro, le petit robot », cette série est la première qui présentait un héros récurrent sur plusieurs épisodes remplis d’intrigues. D’ailleurs, en 1964 ce programme fut réécrit et adapté pour les auditeurs américains (États-Unis).

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Source Image/ Astro le Petit Robot

 

Animerama

En effet, à partir des années 1960, de plus en plus d’animes font leur apparition à la télévision japonaise. Ils sont de plus en plus reconnus et peuvent maintenant aller chercher de nouveaux genres. Osamu Tezuka réussit à entraîner cette révolution grâce à trois films expérimentaux qu’il a surnommés « animerama« . Il s’agit des titres « Les Mille et Une Nuits » (1969), « Cleopatra » (1970) et « La belladone de la tristesse » (1973). Tous ont été produits pour un public adulte. En 1965, « Kimba the White Lion » de Tezuka, un anime grandement inspiré du style de Disney, devint la première série d’animes colorés au Japon. Elle fut également très populaire mondialement.

kimba-the-white-lionSource Image/ Kimba the White Lion

 

Écroulement de l’industrie du film

Durant le début des années 1970, l’industrie du film japonais s’écroule peu à peu dû à la concurrence de la télévision. Celle-ci est créée par l’augmentation de la diffusion de séries animées au petit écran. Toei Animation met désormais l’emphase sur la production de séries télévisées plutôt que sur des comédies musicales. Mushi Production quant à elle, fait faillite quelques temps après le départ de son fondateur Osamu. De nouvelles compagnies comme Madhouse Production (1972) et Sunrise (1972), font leur apparition parmi les gros joueurs. Plusieurs membres du personnel de Mushi Production vont rejoindre ces nouvelles compagnies. Celles-ci font encore aujourd’hui partie des plus importants studios de production.

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Source Image/ Logos de studios d’animation

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